Un point factuel et sourcé sur le matériau derrière nos produits.
Qu'est-ce que la diatomite ?
La diatomite (ou terre de diatomée) est une roche sédimentaire naturelle, tendre, qui s'effrite en une poudre fine blanche à crème. Elle est formée par l'accumulation, sur des millions d'années, des squelettes fossilisés de diatomées — de minuscules algues unicellulaires dont la coque est faite de silice. Ces dépôts se forment au fond d'anciens lacs ou mers peu profondes.
De quoi est-elle composée ?
Environ 80 à 90% de silice, 2 à 4% de minéraux alumineux, et 0,5 à 2% d'oxyde de fer — la composition exacte varie selon le gisement d'origine. À l'état pur, c'est une poudre : pour former un objet rigide comme un tapis, elle est combinée à un liant naturel (fibre végétale, sable ou ciment selon les fabricants). Un produit en diatomite authentique n'est donc jamais composé à 100% de diatomite, mais en contient une part majoritaire.
Pourquoi est-elle aussi absorbante ?
Sa structure est criblée de micropores à l'échelle microscopique, héritée de la forme des coquilles de diatomées. C'est cette porosité physique — pas une propriété « magique » — qui lui donne sa capacité d'absorption élevée, une caractéristique bien documentée et exploitée industriellement.
Où l'utilise-t-on en dehors de la salle de bain ?
C'est un matériau industriel courant : filtration (huiles alimentaires, bière, vin, jus de fruits, sucre), absorbant pour litières et déversements, agent matifiant dans les peintures, charge dans les plastiques et caoutchoucs, abrasif doux, et insecticide mécanique (elle dessèche la carapace des insectes par simple action physique, sans produit chimique).
Est-elle antibactérienne ?
Pas au sens où on l'entend souvent en marketing. Son seul mécanisme prouvé est physique et concerne les insectes (dessèchement de leur carapace) — aucune preuve scientifique solide ne démontre une action antibactérienne sur l'humain. Ce qui est vrai : un séchage rapide limite l'humidité stagnante, ce qui réduit indirectement le terrain favorable aux bactéries. C'est un effet du séchage, pas une propriété du matériau lui-même.
Présente-t-elle un risque ?
Le principal risque documenté concerne l'inhalation répétée de sa poussière, notamment sous forme cristalline : une exposition prolongée est associée à des maladies pulmonaires selon l'OSHA et plusieurs études scientifiques. D'où les précautions d'usage courantes : éviter de respirer la poussière lors de la manipulation (notamment le poncçage), et tenir hors de portée des enfants et animaux.
Sources : Wikipedia, Geology Science, ScienceDirect, OSHA.